Sur la route
Les mauvaises heures de la plus sportive des marques généralistes italiennes sont définitivement oubliées : la 147 soigne ses dessous autant que sa robe. Avec un résultat à la hauteur : comportement efficace, plaisant, à défaut d'être joueur, et direction précise. Conduire une 147, c'est un grand moment de plaisir, d'autant que les sièges et la position de conduite n'appellent aucune critique.
Pour en profiter, mieux vaut laisser de côté l'entrée de gamme essence (1.6 105ch) qui manque d'ambition et s'avère aussi gourmand que son homologue à 120ch. Un peu plus goinfre mais bien plus efficace, le 2.0 de 150ch est un régal, sauf avec la boîte Selespeed. La version diesel de 115 (120ch après 2004) est le meilleur compromis, la plus diffusée et donc la plus facile à trouver. En dehors du bruit assourdissant (des diesels surtout), le gros point noir de l'Alfa est son immense rayon de braquage, qui grève son agilité en ville.
Au quotidien
Égoïste le conducteur d'une 147 ? Sans doute un peu tant sa voiture semble se plaire à maltraiter les passagers, surtout à l'arrière : peu accueillante, notamment au niveau des genoux, la banquette ne compense pas la sècheresse des suspensions et n'est pas très accessible en version 3 portes. Associée à un espace vitré réduit au strict minimum, le sentiment d'étouffement est vite atteint.
A l'avant en revanche, c'est le grand confort : bien dessinée et profitant de matériaux agréables au toucher, la planche de bord dispense un sentiment d'espace agréable, tandis que les sièges enveloppants offrent un excellent maintien. Côté équipement, l'Alfa se montre plutôt généreuse, ce qui n'est pas le cas de son coffre (280 l), biscornu et peu accessible.
L'avis de Kilomètre Lancé
Jouer dans la cour des grandes ne lui fait pas peur : la 147 lorgne clairement sur les plates-bandes de l'Audi A3. Certes mieux finie, l'allemande ne peut compter sur le charme latin propre à l'italienne. La fiabilité de la 147 est d'un excellent niveau.