Â
Sur la route
Sous le capot, pas de surprise. VAG n'a pas cherché à innover et a puisé simplement dans la banque d'organes maison. En essence, c'est le 1.8 (atmo ou turbo) qui décroche la palme de l'homogénéité, bien que leur consommation soit un peu élevée, tandis que les TDi (et en particulier le 2.5 V6) font le bonheur des amateurs du genre. Attention toutefois à la brutalité du TDi 130 : coup de pied...bien placé garanti ! En 2005 la gamme de motorisation offre un vaste choix.
Â
Si la cinquième génération n'était pas vraiment à l'aise en ville, la sixième l'est sans problème. L'effet de pompage du aux suspensions un peu trop souple a même été corrigé pour donner à la Passat une réelle agilité.
Â
Au quotidien
Déjà profondément modifiée en 1980 puis entièrement nouvelle en 1988 avec une base de Golf, la Passat telle qu'on la connaît aujourd'hui, plutôt luxueuse et statutaire, est née en 1996, puis largement restylée en 2005. Une raison à cette montée en gamme : déjà propriétaire de Skoda et Seat, la groupe VAG a volontairement laissé l'entrée de gamme à ces 2 marques tandis que Volkswagen et Audi devaient s'adresser à une clientèle plus fortunée.
Â
Et que d'espace : à l'avant comme à l'arrière, les passagers sont choyés. Tout autant que les bagages qui apprécient l'immensité du coffre. Mais comme à l'accoutumée chez VW, les sièges sont trop durs et les suspensions trop souples. Question d'habitude !
Â
A sa sortie en 1996, la Passat adopte le même positionnement vis-à -vis de ses concurrentes que la Golf : plus chère certes mais aussi mieux équipée dès l'entrée de gamme et surtout bien mieux finie tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Tout noir, l'habitacle est un peu triste. On aime ou on n'aime pas mais il faut le reconnaître, cela inspire le sérieux.
Â
L'avis de Kilomètre Lancé
C'est une excellente auto dans l'ensemble, vous ne prendrez donc pas de gros risques en portant votre choix sur une Passat. Notez cependant que la génération née en 1996 a pu connaître quelques pépins sur les TDi, qui ont tendance à s'encrasser. En revanche, depuis le restylage de 2005, c'est le quasi sans fautes en terme de fiabilité. D'abord dans fourchette basse (avant 2000), les pneus ont pris de l'embonpoint jusqu'à devenir un poste de dépense conséquent depuis 2005. Même constat pour l'assurance : les restylages de 2000 puis de 2005 ont fait grimper les enchères. Enfin, les tarifs d'entretien ont été, et sont toujours, élevés.