Opel Corsa II

La Corsa première du nom est née en 1983. Proposée en 4 carrosseries tout de même (2, 3, 4 et 5 portes), c'est une bonne petite auto, dotée d'un excellent rapport qualité/prix bien que d'une tenue de route parfois un peu aléatoire. En 1993, Opel fait table rase du passé et sort une toute nouvelle version aux courbures résolument plus tendance que le cubisme de l'ancienne.

 

Opel Corsa II Crédits : © GM Corp.

 

Sur la route

Alors que la plupart des autres constructeurs cherchaient à faire de leurs modèles d'entrée de gamme de véritables petites polyvalentes, l'Opel est désespérément restée très « citadine Â». Sa tenue de route, saine en soi, n'a en effet jamais réussi à égaler celle des reines de la catégorie, et en particulier celle de la Clio, qui, il faut bien le dire, avait placé la barre très haut.

 

Légèrement retouchée en 1998, la Corsa gagnera à ce moment-là un 1.2 16v de 65 chevaux particulièrement performant et un équipement des plus complets. Malheureusement, cela ne lui permettra pas de se hisser au niveau de ses concurrentes, en particulier quant à son agrément de conduite, plutôt moyen.

 

Pour ce qui est de la dernière phase de la Corsa, seules les motorisations 1.6l à essence, dégageant plus de 150ch, disposent de la puissance nécessaire à déplacer sans frustration la lourde petite allemande.

 

Au quotidien

Mignonne à l'extérieur, la petite Opel a aussi fait de gros efforts à l'intérieur, en particulier sur le dessin de sa planche de bord et sur l'ambiance générale, un peu plus fun que précédemment. Seule ombre au tableau du bilan esthétique : des passages de roues en plastique ayant la fâcheuse tendance à ternir avec le temps.

 

Ses passagers arrières disposeront d'un espace suffisant, surtout dans la 5 portes, qui a de véritables fenêtres. Mais devront composer avec des suspensions aléatoires et des sièges dont la finition est à revoir. Autre défaut, principalement pour les moteurs diesels : la qualité d'insonorisation qui, sans être déplorable, n'a visiblement pas occupé longtemps les équipes de conception de l'auto.

 

L'avis de Kilomètre Lancé 

Au final, ce que l'on retient de la Corsa, c'est qu'elle n'est mauvaise nulle part mais elle n'excelle en rien. C'est sans doute pour cette raison qu'elle a été un peu trop boudée. Son manque d'image a tendance à faire baisser ses côtes. Il y a donc de quoi faire d'excellentes affaires sur le marché de la seconde main. Côté fiabilité, cette première génération a pu connaître des avaries graves (culasse et pompe à eau fragiles), mais le budget à allouer à son entretien est dans l'ensemble relativement bas.

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