Comme la Classe A chez Mercedes ou la Série 1 chez BMW, La MiTo a pour mission de servir de marche-pied au nouveau client d'Alfa Roméo. Objectif : que le client -plutôt jeune- qui s'offre une MiTo se transforme en véritable Alfiste et goûte plus tard aux plaisirs des modèles plus gros, plus puissants et donc plus chers.
Si la volonté est bien là (c'est déjà ça), force est de constater que les moyens d'y parvenir n'ont pas forcément été tous mis en oeuvre, la faute à une recherche d'économies d'échelle au sein du Groupe Fiat, propriétaire de la marque. Ainsi, le châssis plutôt pataud de la Grande Punto ne sied pas vraiment à la sportivité affichée de la belle. Tandis que sa suspension contractive, trop dure, n'a pas vraiment convaincue. A tel point qu'elle a disparu du catalogue 2011.
Côté motorisation, le 1.4 MPi de 78ch (qui permettait de conserver le ticket d'entrée à moins de 15 000 euros) disparaît au profit d'un miniscule 70ch...autant dire que pour les sensations, on repassera. Pour se faire plaisir, le MultiAir (105, 135 ou 170ch) est obligatoire. En diesel, le 1.3 JTD de 95ch est un peu juste : préférez le 1.6 de 120ch, plus digne de la ligne Alfa.
Esthétiquement, il n'y a pas grand chose à reprocher à la MiTo. Mais comme d'habitude chez Alfa, on gagne en beauté ce que l'on perd en aspects pratiques. Ainsi, si la MiTo fait partie des plus grands gabarits de la catégorie avec ses 4,06m, elle n'existe qu'en 3 portes, dispose d'un coffre dans la très basse moyenne et ses espaces de rangement sont comptés. Mais justement, quand on aime, on ne compte pas...